Gymnastique Artistique Masculine

La Gymnastique Artistique Masculine est une véritable démonstration de force et d’agilité. Elle se pratique autant sous sa forme compétitive qu’en loisir.

C’est une discipline de précision. Dans sa perfection, elle réunit à la fois des aptitudes physiques individuelles comme la force, la coordination et la souplesse à travers des exercices dynamiques ou statiques, parfaitement contrôlés et aussi des caractéristiques artistiques telles que créativité, esthétique et expressivité.

La Gymnastique Artistique Masculine évolue constamment.
Actuellement, les sorties sont de plus en plus complexes, les difficultés et la recherche de l’élégance sont grandissantes.

 

Benoit CARANOBE (France)

Le sol : un travail d’acrobate

Au sol, le gymnaste doit  » s’exprimer  » entre 50 et 70 secondes, dans un exercice où il alterne les mouvements d’acrobaties pures et de chorégraphies. C’est un harmonieux cocktail de détente, de force, de souplesse et d’équilibre. Il n’y a pas d’accompagnement musical pour les gymnastes masculins.
Avec le nouveau code de pointage, pour acquérir un bonus, les gymnastes exécutent des enchaînements d’acrobaties multiples.

 

Hamilton SABOT (France)

Le cheval-arçons : tournez jeunesse !

Toute la difficulté de cet exercice réside dans la réalisation d’un mouvement régulier et continu sur le plan horizontal.
A cet appareil, les gymnastes réalisent un travail en appui : seul les mains peuvent toucher le cheval.
Les figures doivent être réalisées sans rupture de rythme, en élan et en déplacement sur les trois parties du cheval (le centre et les deux extrémités).
Le gymnaste doit proposer : des mouvements circulaires du corps, des cercles des deux jambes, des ciseaux avant et arrière, des passages alternatifs de jambes.
La capacité de conduire son corps pour tracer une succession d’éléments circulaires, unis en une composition harmonieuse, est la quintessence du travail au cheval-arçons.

 

Benoit CARANOBE (France)

Les anneaux : la force pas tranquille

C’est l’appareil qui sollicite le plus de force musculaire.
En suspension et en appui, le gymnaste démontre tant sa force que son équilibre.
Tout balancement est source de pénalisation. Le gymnaste doit aussi présenter une série de mouvements et d’immobilisations, en alternant les éléments avant et arrière.
En fin d’exercice, il réalise une sortie qui met en valeur sa maîtrise acrobatique.
La tendance du travail actuel nécessite une force de plus en plus grande puisqu’au plus haut niveau, les gymnastes effectuent cinq, voire six éléments de force. Savoir rendre simple et fluide la combinaison de la force statique et de l’équilibre dynamique est une expression particulière de l’art véritable de la motricité.

 

La table de saut : un homme s’envole

Après une course d’élan de 25 mètres et un appel explosif sur le tremplin, le gymnaste s’envole pour poser les mains, ou une seule, sur la table.
A la suite de cette brève impulsion des bras sur la table, le gymnaste réalise une figure de haut vol avec une ou plusieurs rotations autour des différents axes du corps. Chaque saut possède un coefficient correspondant à sa difficulté et doit montrer des mouvements clairs, en combinant hauteur et longueur et une ou plusieurs rotations. Le saut se conclut par une réception stable dans l’alignement de la table.
La diversité des sauts ne cesse de croître et les gymnastes inventent leurs propres figures. La rapidité et la puissance, unies à une acrobatie subtile, déterminent et caractérisent la performance physique et le pouvoir de coordination dans les prestations à la table de saut.

 

Yann CUCHERAT (France)

Les barres parallèles : dessus-dessous

C’est une combinaison permanente de suspension et d’équilibre, d’élan, de voltige et de maintien, une variation permanente et dynamique avec un travail au-dessus et en-dessous des barres.
Le travail actuel tend vers des difficultés comme les grands tours arrières ou les doubles saltos entre les barres. Les sorties sont de plus en plus complexes, et exécutées avec beaucoup d’amplitude. Les difficultés à cet appareil s’apparentent de plus en plus à celles que l’on retrouve à la barre fixe.

 

Hamilton SABOT (France)

La barre fixe : lunes et soleils au rendez-vous

Les gymnastes à cet appareil enchaînent les rotations, qui doivent être limpides et continues.
Leur corps ne doit jamais toucher la barre. Ils peuvent travailler sur un bras.
Au plus haut niveau, les gymnastes réalisent dans leur mouvement trois, voire quatre lâchers de barre, parfois enchaînés, parfois avec une pirouette. La sortie permet d’apprécier le sens acrobatique et spectaculaire du gymnaste, qui combine les rotations dans tous les axes.

 

 

ref FFGym.com

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